La menace cyber n'est plus une fiction : vos acheteurs l'ont acceptée. Ils n'ont plus besoin d'avoir peur, ils ont besoin de s'organiser. Votre discours doit suivre.
Hackers en capuche, comptes à rebours, coût moyen d'une cyberattaque en gros caractères : pendant des années, le marché de la cybersécurité a vendu la peur. Et ça a fonctionné.
Ce n'est plus le cas. La menace n'est plus une fiction : vos acheteurs l'ont acceptée. Ils n'ont plus besoin d'avoir peur, ils ont besoin de s'organiser pour y faire face. Beaucoup d'éditeurs parlent pourtant encore avec une étape de retard sur leurs clients.
Historiquement, la cybersécurité était un sujet assez peu stratégique pour les entreprises. C'était un centre de coût plutôt qu'un investissement au ROI direct, tout du moins tant que rien n'arrivait.
Le RSSI, lui, a toujours été convaincu de l'intérêt d'intégrer des solutions de cybersécurité. Son rôle consistait surtout à convaincre en permanence en interne de leur importance.
Dans ce contexte, l'argument le plus efficace était celui des compagnies d'assurances : faire peur. Montrer ce qui pourrait arriver pour justifier une dépense dont le bénéfice restait invisible.
Mais la donne a changé. Les enjeux cyber sont devenus réels et sont passés au premier plan pour toute entreprise un minimum digitalisée. Plus personne n'est à l'abri de se faire attaquer ou d'exposer involontairement ses systèmes.
Pour comprendre où en est le marché, on peut reprendre la courbe du changement, inspirée du modèle de Kübler-Ross. Elle décrit les étapes que l'on traverse face à un bouleversement.

Appliquée à la menace cyber, elle donne cinq étapes :
L'entrée en vigueur de NIS2 illustre bien l'étape du marchandage. La directive représentait une obligation pour les entreprises, donc une opportunité commerciale : toutes les entreprises cyber se sont positionnées dessus.
Le décalage est là. Vos acheteurs sont passés à l'acceptation, et s'arment pour mieux faire face à la menace. Si votre discours en est encore à la peur, il répond à une question qu'ils ne se posent plus.
Toutes les entreprises n'avancent pas au même rythme. Les grands comptes et les secteurs régulés sont souvent déjà en phase d'acceptation, voire de structuration. Une partie des PME se situe encore entre le déni et le marchandage.
Votre discours doit donc tenir compte du niveau de maturité de vos cibles, plutôt que de s'adresser à tout le marché de la même façon.
Le rôle du RSSI s'étend désormais bien au-delà de la conformité, et la cybersécurité est devenue un sujet de direction générale.
Une étude menée par Splunk avec Oxford Economics auprès de 500 responsables sécurité et 100 administrateurs, dans dix pays dont la France, le montre clairement. 82 % des RSSI interrogés échangent directement avec leur CEO, et 83 % participent assez souvent ou la plupart du temps aux réunions du conseil d'administration (Splunk, 2025).
La réglementation va dans le même sens. Avec NIS2, les organes de direction doivent approuver les mesures de cybersécurité, superviser leur mise en œuvre, et peuvent être tenus responsables en cas de manquement. Ils doivent aussi se former (NIS2, article 20).
Pour un éditeur, la conséquence est directe. Le RSSI devient un allié qui porte votre solution devant la direction, et il a besoin d'arguments business pour le faire. Le CEO, lui, entre dans la décision. Il vous faut donc deux niveaux de discours, cohérents entre eux : l'un pour le RSSI, l'autre pour le CEO.
Aujourd'hui, tout le monde comprend la menace et ce qu'elle représente. Il faut donc positionner votre solution autrement, en mettant en avant :
Le discours cyber se rapproche ainsi de celui des solutions SaaS traditionnelles, qui parlent aux CEO. La peur n'est plus un argument : c'est votre capacité à aider le client à s'organiser qui fait la différence.
Il n'existe pas de discours universel. Avant de tout réécrire, commencez par vous poser trois questions :
Non. La menace reste le contexte, mais elle ne doit plus être l'argument principal. Vos acheteurs la connaissent déjà : ce qu'ils attendent, c'est la façon dont votre solution les aide à y faire face.
C'est un argument de conformité, utile pour les entreprises encore au stade du marchandage. Pour les acheteurs plus matures, il ne suffit plus : ils attendent des capacités, de la résilience et un ROI.
Au RSSI et au CEO, avec deux niveaux de lecture cohérents. Le RSSI a besoin d'éléments techniques et d'arguments business pour porter la décision. Le CEO a besoin de comprendre ce que la solution change pour l'entreprise.
Plan B accompagne les éditeurs de cybersécurité sur leur positionnement et leur discours de marque, pour parler aussi bien au RSSI qu'au CEO. Un audit permet de faire le point sur votre discours actuel et sur son niveau de décalage avec la maturité de vos cibles.